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L’avenir du reverse factoring : tendances et innovations dans le domaine de la gestion financière des entreprises

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reverse factoring

Ces dernières années, de nombreuses entreprises se soucient à nouveau d’optimiser leur capital d’exploitation. En fait, les banques imposent des conditions plus strictes pour l’octroi d’un financement. C’est pour cette raison qu’elles sont en quête de nouvelles stratégies pour payer leurs factures plus vite.

Pour assurer leur liquidité et pour optimiser la gestion financière de leurs entreprises, elles peuvent avoir recours à un panel varié de solutions. Parmi elles, le reverse factoring est une solution qui se révèle incontournable pour les entreprises qui souhaitent garder le contrôle de leur gestion financière. Bien que l’affacturage inversé ne soit pas la plus courante, elle est néanmoins envisagée dans certains cas de figure en raison des avantages qu’elle procure. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Pour y voir un peu plus clair, découvrons ensemble dans cet article tous les points à savoir sur cette méthode.

Reverse factoring : définition

L’affacturage ou le reverse factoring s’agit d’une technique de gestion financière proposée aux entreprises afin de solder leur compte fournisseur avant la date d’échéance prévue, et ce, sans utiliser les fonds de leur caisse. Pour ce faire, un partenaire externe, comme une banque ou une autre entreprise spécialisée reprend la facture et paie le montant en cours, souvent directement au fournisseur pour contourner les longs délais de paiement. Ensuite, le débiteur paie la facture au factor. Avec le reverse factoring, les entreprises peuvent disposer plus vite et avec certitude de l’argent bloqué dans les factures en cours. Bien évidemment ! Ce service présente un coût, dont celui-ci varie en fonction des instructions financières et les sociétés d’affacturage qui offrent ce service.

De nos jours, cette alternative de paiement a tendance à se diffuser de plus en plus. En fait, elle est principalement utilisée par les grands groupes, les centrales d’achat ou les services d’achat.

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Comprendre le fonctionnement du reverse factoring

Tout d’abord, le reverse factoring dépend de plusieurs parties prenantes, notamment :

  • Le donneur d’ordre, qui n’est autre que l’entreprise
  • Le fournisseur, celui qui détient les créances de son client
  • La société d’affacturage appelée factor : il s’agit d’un établissement financier reconnu comme établissement de crédit par la banque. Il distribue les liquides de l’entreprise en échange d’une facture.

Généralement, le reverse factoring se décline en plusieurs étapes :

  • Le fournisseur envoie la facture au donneur d’ordre
  • Sur accord des fournisseurs, l’entreprise cliente met à disposition ces factures fournisseurs sur une plateforme technologique d’échange, dès l’émission du bon à payer. Cela garantit un engagement de paiement à la date d’échéances des factures cédées,
  • Le fournisseur paie le factor après que l’escompte pour paiement comptant ait été déduit,
  • En se portant acquéreur des factures mobilisées, la banque règle ces dernières, de manière anticipée, par le fournisseur 
  • L’entreprise règle la banque à la date d’échéance prévue par les contrats commerciaux conclus avec les fournisseurs qui ont adhéré au dispositif de reverse factoring.

En quoi le reverse factoring peut-il aider les entreprises à optimiser leur gestion financière ?

Les avantages du reverse factoring sont nombreux.

Tout d’abord, cette technique permet aux entreprises de mieux maîtriser leur trésorerie. Parce qu’elle offre la possibilité de conserver plus longtemps des liquidités. De plus, l’affacturage inversé permet également à l’entreprise cliente de négocier avec son fournisseur une remise en échange du paiement immédiat par le factor. Cette remise va être, bien souvent, supérieure au coût de la procédure du reverse factoring, notamment au montant de la commission versée au factor. C’est donc une solution intéressante pour l’entreprise cliente comme pour le fournisseur.

En outre, le reverse factoring permet aussi d’éviter les retards de paiement. Le débiteur étant payé par le factor dans les délais impartis, il n’est plus donc confronté à des retards de paiement.

Quel est le coût du reverse factoring ?

 Comme déjà mentionné précédemment, la cession de créances présente un coût. Sachant que celui-ci varie en fonction des sociétés de reverse factoring et de plusieurs facteurs, comme le nombre des débiteurs, leur solvabilité, le montant moyen de la facture, le chiffre d’affaires annuel de l’entreprise, etc.

Pour ce faire, le coût de reverse factoring est composé de quelques éléments, dont :

La commission d’affacturage

Celle-ci comprend les frais liés à la gestion des postes clients. Le montant de cette opération dépend du chiffre d’affaires annuel à financer et du risque de crédit de l’entreprise.

Le taux d’intérêt

Le taux d’intérêt de la commission varie, quant à lui, en fonction de la durée et le montant des créances ainsi que de la solvabilité de l’affacturage.

Le frais d’audit

La vérification de la solvabilité des clients présente également un coût qui se trouve généralement entre 5 à 40 euros

Le prime ducroire

Il s’agit d’une commission pouvant être facturée, soit séparément soit intégrée à la commission d’affacturage. Le prime ducroire permet de se protéger des créances irrécouvrables.

Reverse factoring : tendances et innovations dans le domaine de la gestion financière des entreprises

Avec la conjoncture et la nouvelle loi sur les délais de paiement, le reverse factoring séduit de plus en plus les centrales ou groupements d’achats de PME qui sont contraints de fidéliser leurs fournisseurs et leur chaîne d’approvisionnements.

D’après une étude en 2009 en France, le marché de reverse factoring ne représentait que 3 % du marché global de l’affacturage. Mais sa croissance soutenue lui a permis de gagner rapidement des parts de marché. En 2018, sa part de marché a été estimée à environ 5 % du marché global. Tandis que pour l’Italie, il était déjà en maturité avec une part de marché 30 % et d’environ 25 % pour l’Espagne. Ces résultats laissent entrevoir une grande marge de progression du reverse factoring sur le marché français dans les années avenirs.

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